La vieille Magie

Il y a moins d’une semaine, je me suis tué…

L’être que j’étais n’existe plus même si je sens toujours cette douleur lancinante qui fait partie de mon lot quotidien depuis quelques années déjà…

Soixante-douze heures devant une table de poker à essayer de déjouer les stratèges de ces êtres pernicieux qui vous parlent uniquement dans le but de déceler vos faiblesses…

Soixante-douze heures où mon esprit a cessé d’exister, où la soif du gain s’est lentement transformée en paranoïa…

Soixante-douze heures en ébullition et une dernière distribution de cartes qui détruit tout ce qu’on avait construit en un instant…

On dépose alors son « full house » sur la table après avoir répondu « call » au « all in » de son adversaire et on essaie de garder un certain flegmatisme devant les milliers de dollars en jetons qui sont placés au centre du jeu… On imagine déjà ce nouveau départ qui va racheter toutes nos erreurs passées, puis soudainement, votre adversaire retire ses lunettes fumées et c’est à ce moment que vous percevez cette inquiétante lueur dans son regard… L’homme regarde votre main, et ne semble pas du tout intimidé… C’est au moment où il dépose ses deux cartes que votre univers s’écroule… Que la théorie de Newton prend tout son sens et que votre château de cartes s’écroule sous le poids d’une vertigineuse réalité… Carré de Roi contre votre « Full aux as»… Plus de 200 000$ dollars qui s’éloigne de vous pour se trouver dans les mains du vainqueur… Pendant un court instant, il existe une sorte de compassion des autres joueurs à la table devant votre désolation aussi immense que le désert où cette ville du jeu s’est installée… Vous vous levez lentement en tentant de conserver une certaine dignité, mais vous savez à cet instant que tout est fini… Les autres joueurs vous ont déjà oublié et le ballet des cartes recommence alors que vous vous éloignez en silence…

Tel un zombie, vous avancez à l’intérieur du casino, puis vous vous arrêtez à un bar pour vous assommer un peu plus… Une jolie femme lève les yeux sur vous et vous sourit… Par expérience, elle sait repérer les grands gagnants dont l’argent brûle les poches, mais aussi reconnaître le désespéré qui dilapidera ses derniers billets en allant pleurer dans le creux de ses bras… Je la regarde, mais ne la voit déjà plus… J’enfile mon double scotch d’un trait et pars en titubant sur le boulevard qui n’est plus qu’un flot continu d’enseignes illuminées et clignotantes me donnant envie de vomir… C’est dans cet état de détresse psychologique que je repère la pharmacie ou je  pourrai me procurer une dose massive d’un aller simple vers le ciel…

                                                                   ***

Lorsque j’ai ouvert les yeux, un chien me léchait le visage et j’étais étendu sur une sorte de banc d’autobus scolaire… Je n’avais jamais imaginé que le paradis ou l’enfer puissent ressembler autant aux cauchemars de mon enfance… Je me levai difficilement de ma position pour réaliser que j’étais effectivement dans un bus et qu’un labrador balançait sa queue de droite à gauche en signe de reconnaissance… Ça ne pouvait être que lui… Gary, le cabot de la vieille Magie qui l’avait appelé ainsi en l’honneur de Romain Gary, son auteur préféré… Je pris un certain temps à réaliser où je me trouvais, du moins à ce que j’avais pu imaginer de cet endroit… Magie m’avait souvent parlé d’un vieil autobus où elle demeurait en permanence… Je n’avais toutefois jamais visité les lieux… La majorité des bancs avait été retirés et remplacés par des bibliothèques dans lesquels se trouvait des centaines de bouquins… Des dizaines de bibelots traînaient un peu partout… Un petit frigo, un réchaud et tout au fond, un matelas étendu à même le sol tout près d’un ventilateur et d’une machine à écrire complétaient le tout… Magie semblait y dormir profondément malgré les jappements de son chien…

Se pouvait-il que même la mort n’ait pas voulu de moi ?

Je me souvenais pourtant très bien d’avoir avalé un contenant complet de Lexomil tout en vidant une bouteille de Jack Daniel… Ma mémoire s’arrêtait là… Ensuite il n’y avait plus qu’un grand trou noir sans rêve… Peut-être avais-je fini par vomir le cocktail de pilules et d’alcool que j’avais ingurgité dans mon coma éthylique et que dans ma malchance, je n’aie même pas été en mesure de finir ma vie comme tant de « Rocks Stars » l’avaient fait avant moi…

Peu importe, comment m’étais-je retrouvé ici ?

Je décidai de sortir pour prendre un peu d’air et Gary me suivit aussitôt… La chaleur était accablante et le soleil à son zénith semblait vouloir narguer ma décrépitude… Le bus de la vieille Magie était stationné sur un terrain vague près d’une usine désaffectée… Il ne devait pas avoir bougé depuis des années puisque ses roues étaient profondément enlisées dans le sable du désert… Je regardai tout autour et il ne semblait pas y avoir âme qui vive… Je voyais seulement au loin une sorte de baraque qui n’avait plus de portes, plus de fenêtres et dont j’entendais le vent s’amusant à faire claquer les quelques parties du toit qui ne s’étaient pas encore effondrées…

Comment une vieille femme presque aveugle pouvait-elle survivre dans un trou perdu comme celui-ci pensais-je ?

Je voyais Magie mendier régulièrement près des casinos du boulevard, mais jamais je n’aurais pu imaginer qu’elle puisse vivre dans un endroit aussi reclus de la société…

C’est elle qui m’avait probablement trouvé par un hasard quelconque de la vie… Ce genre de hasard qu’on n’explique jamais, mais qui, comme ce jour-là, changea le cours de mon existence…

J’avais connu cette femme plusieurs années auparavant… J’étais alors chef cuisinier et mon restaurant était rapidement devenu un des endroits les plus couru de la ville grâce à la touche d’exotisme typiquement québécois que j’avais su transposer dans mon menu… J’étais devenu un exilé d’une des plus belle ville du monde qui avait su recréer les saveurs de son Montréal dans cette Mecque du jeu… Des célébrités y défilaient quotidiennement pour déguster un de mes fameux burger que je rehaussais d’un foie gras poêlé aux pommes et au sirop d’érable ou ma fameuse poutine au canard… Les gens aimaient l’ambiance chaleureuse de l’endroit avec ses murs de briques aux poutres apparentes qui contrastait avec tous les restos jet-set que l’on retrouvait à l’intérieur des casinos… Il n’y avait qu’ici où je me sentais un peu chez moi… J’avais quitté Montréal pour des raisons personnelles et j’avais misé tout mon compte en banque afin d’ouvrir ce restaurant… C’était ma manière à moi de fuir mon passé… Les heures démesurées de travail me permirent d’oublier pendant un certain temps ce que le ciel me rappelait cependant toutes les nuits…

Comme j’avais recommencé à fumer, j’avais pris l’habitude d’aller griller une cigarette le soir dans un hamac que j’avais installé à l’arrière du bâtiment… De là, je pouvais contempler les étoiles et voyager à travers mes souvenirs pendant quelques minutes… C’est pendant une de ces pauses que je fis la rencontre de la vieille Magie… Elle poussait un vieux chariot d’épicerie rempli de bouteilles vides et s’arrêta tout près de mes poubelles… Je remarquai aussitôt sa canne blanche et un chien qui semblait la guider; lorsqu’elle sentit ma présence, elle tourna la tête vers moi… Je la saluai timidement et elle me demanda aussitôt dans un français impeccable si je n’avais pas une cigarette à lui offrir… Je fus surpris et charmé par la présence de cette vieille femme qui avait déjoué si facilement mon accent anglais… Son labrador s’approcha pendant que sa maitresse vint s’asseoir à mes cotés…  Je me souviens encore lui avoir offert un morceau de pouding chômeur, un désert typiquement québécois, et d’avoir vu son visage s’illuminer comme celui d’une enfant… Cette nuit-là, nous avons fumé tout mon paquet de cigarettes ensemble et échanger quelques rasades de Jack Daniel qu’elle conservait dans son long manteau défraîchi… C’est au cours de cette nuit qu’elle me raconta alors sa curieuse existence…

Nous avions plusieurs points en commun… Magie était une grande rêveuse qui avait elle aussi quitté un jour sa patrie à cause d’une histoire d’amour qui avait mal tourné… Elle était scénariste à Paris à cette époque et s’était laissée convaincre que c’est à Los Angeles que sa carrière allait enfin s’envoler… Celle-ci avait effectivement pris une impressionnante tournure lorsqu’un producteur lui avait demandé de scénariser pour la télévision un drame qui avait fait la manchette dans tous les journaux américains… Le succès avait été instantané et Magie avait troqué ses rêves d’écrivaine pour devenir une machine à pondre des scénarios de films que l’on retrouvait par la suite sur les tablettes des marchands sous la catégorie « faits vécus »… Elle détestait toutefois ce genre d’écriture qui était très loin du pouvoir évocateur des mots découvert dans sa jeunesse, alors qu’elle passait son temps à rêver en lisant des bouquins plutôt que d’étudier, au grand désespoir de ses parents…

Tout comme moi, Magie avait passé une grande partie de sa jeunesse à découvrir la vie des autres à travers les grands classiques de la littérature… Elle avait réussi son baccalauréat en lettre, mais comme bien des écrivains, elle avait dû se mettre à gagner sa vie en écrivant des articles à droite et à gauche pour des revues de second ordre avant de se dénicher un poste de scripteur dans une station de télé locale… Son rêve restait toutefois d’écrire un roman dont l’histoire serait aussi prenante et déchirante que « La vie devant soi » écrit par Romain Gary… Ce roman l’avait bouleversé à un tel point, qu’elle en avait perdu une grande part de ses illusions sur ses propres possibilités d’écriture… Comment allait-elle pouvoir un jour transcender par sa plume la perfection des émotions qu’elle avait ressenties dans chacune des phrases du roman de Romain Gary ?

Magie n’eut malheureusement jamais la réponse puisqu’elle décida d’enterrer ses rêves de devenir romancière lorsqu’un jeune amoureux lui brisa le cœur… En peine d’amour, elle quitta Paris pour l’Amérique, et elle troqua ses plus grandes aspirations contre des illusions de grandeur que l’alcool allait finir par distiller dans les méandres de l’oubli…

Le soleil plombait et la chaleur me faisait tourner la tête… Je décidai de laisser courir Gary après les lapins sauvages qui se camouflaient à l’ombre des Joshua Trees et je retournai dans le bus pour tenter d’y trouver quelque chose à boire… Je trouvai uniquement un carton de lait périmé de plusieurs mois dans le frigo ainsi que plusieurs bouteilles d’alcool que Magie gardait au frais… J’aurais tout donné à ce moment pour trouver une bouteille d’eau fraiche… Il ne me restait plus qu’à réveiller Magie… Elle semblait dormir profondément, le visage tourné vers le mur… Une vieille couverture recouvrait son corps et je me demandai comment elle pouvait supporter une telle chaleur… Je découvris bien assez tôt la réponse lorsque je la tournai vers moi et que je vis ses yeux ouverts qui fixaient un endroit qui aurait dû être le mien…

La vieille Magie était morte et moi, j’étais toujours vivant…

                                                                      ***           

J’oubliai alors un peu mon état lamentable pour m’occuper des obsèques de mon amie… Je revois encore son Labrador qui était remonté dans le bus après la macabre découverte et qui s’était aussitôt installé sur le lit de sa maîtresse avant de déposer son museau sur sa main inerte… Il n’avait plus voulu bouger… Tout près, j’avais pu trouver une pelle et je m’étais mis à creuser un trou dans le sable sous un soleil de plomb… On aurait dit un de  ces chercheurs d’or qui, à une certaine époque, étaient venus dans l’ouest du pays avec l’espoir fou de pouvoir changer de vie et je pensai à Magie qui avait fait un peu la même chose à sa manière…

Perdu dans mes pensées, je me suis rappelé qu’elle était revenue me voir le lendemain de notre première rencontre et cette fois-ci, elle avait apporté un livre avec elle…

« Vous voulez bien me lire quelques pages ? » m’avait-elle dit. « Mes yeux ne me servent presque plus à rien… Maintenant, je ne suis bonne qu’à voir l’ombre des mots… » 

Il y avait une grande tristesse dans sa voix et c’est ainsi que je suis devenu celui qui lui rendait une part de sa jeunesse à travers les lectures que je lui faisais… Tous les soirs, Magie venait me retrouver avec son chien près de mon hamac et je lui lisais un chapitre ou deux du livre qu’elle avait apporté. Puis elle me racontait sa vie, moi la mienne… C’est à travers nos secrets les plus intimes que notre amitié prit forme…

J’ai su ainsi que Magie, après avoir quitté Paris, avait connu un certain succès aux Etats-Unis comme scénariste ; mais elle n’avait jamais su l’accepter… Ses rêves de devenir une vraie écrivaine ressemblaient très peu à toutes ces histoires larmoyantes qu’elle avait écrites pour la télé… C’est à cette époque qu’elle s’était tournée vers l’alcool comme certains se marient pour oublier la petitesse de leur existence solitaire… Son histoire ressemblait malheureusement à celle de bien des gens qui n’avaient jamais su trouver les accords qui reliaient la mélodie de leurs rêves à la musique de leur réalité…  Elle avait fini par acheter un vieil autobus déglingués et à le transformer en palais de livres, puis elle était partie à travers les routes pour essayer de se recomposer une existence… Le bus avait rendu l’âme dès le premier jour de sa cavale et c’est ainsi qu’elle avait échoué ici, en plein désert, sur le terrain d’une usine désaffectée… Magie vit un signe du destin dans cette aventure et décida de s’y installer sans chercher à réparer sa maison roulante… Elle marchait tous les jours jusqu’à la ville pour acheter quelques bouteilles d’eau, de l’alcool ainsi que pour remplir un bidon d’essence pour la génératrice qu’elle avait installée à l’arrière de son autobus… Elle passait le reste de son temps à lire… C’est lors d’une de ses expéditions qu’elle fit la rencontre d’un chien qu’elle appela Gary… Le labrador ne devait pas avoir plus d’un an et se trouvait dans un piteux état… Elle l’adopta aussitôt sans savoir qu’il allait un jour devenir plus qu’un fidèle compagnon… Il allait remplacer ses yeux…

Une dégénérescence maculaire allait en effet finir que par la rendre presque aveugle et la vieille femme n’eut plus que son chien comme compagnon et l’alcool pour voyager à travers ses souvenirs… 

                                                                        ***

Lorsque j’eus déposé le corps de la vieille Magie dans le trou, Gary se mit à hurler comme un loup et je me suis aussi mis à pleurer comme je ne l’avais plus fait depuis mon départ de Montréal… Des larmes roulaient sur mon visage brûlé par le soleil, sans que je puisse dire si c’était la mort de cette femme, ou le chagrin déchirant de son chien qui me touchait ainsi… C’est lui qui depuis longtemps avait guidé la vieille Magie et je sentais qu’il venait de me rejoindre du côté des orphelins du désert…

Gary n’aurait désormais plus l’occasion de poursuivre tranquillement le bout d’une canne blanche pour avancer, mais en même temps, serait-il en mesure de vivre en l’absence de celle qui lui avait toujours servi d’ombre ?

Je caressai la tête du chien qui ne semblait plus me voir et plantai une petite croix de bois sur le monticule de sable où reposait maintenant la défunte… Nous sommes restés ainsi un long moment à la veiller en silence… Il n’y avait que les bourrasques de vent qui venaient défier notre tristesse avec arrogance en nous remémorant le fait que nous étions toujours là pour supporter cet éternel ascension du temps…

Ce n’est qu’au crépuscule que je décidai de partir… Gary se mit à me suivre un peu en retrait sans que j’aie eu à l’appeler, et nous avons marché ainsi un long moment jusqu’à chez moi…

Le lendemain, j’ai fait publier une annonce dans les journaux locaux pour annoncer le décès de la vieille Magie et j’ai contacté les autorités afin de retrouver des personnes qui auraient pu être lié à cette femme, recherches qui sont demeurées vaines… Magie n’avait semble-t-il qu’un chien et notre amitié pour meubler sa solitude…

Pour ma part, je ne comprenais toujours pas comment je m’étais retrouver chez elle la nuit où elle allait mourir… J’ai voulu moi aussi y voir un signe… C’est elle qui m’avait sauvé la vie, je devais maintenant perpétuer sa mémoire…

                                                                     ***

C’est en retournant à son bus et en faisant le tri de ses affaires personnelles que j’ai découvert un roman, le sien, le premier qu’elle avait écrit malgré son handicap… Je me suis installé près de sa vieille machine UnderWood et cette nuit-là, j’ai pu lire les deux cents première pages d’une histoire qui commençait ainsi :

                                                               Chapitre 1

« Le regard perdu, Noah regardait le ciel. Son hamac était son vaisseau et comme à tous les jours, c’est là qu’il retrouvait Amélie… »

Cette histoire, c’était la mienne…

À la fin de ce roman inachevé, je déposai mes doigts sur l’ombre de ceux de Magie et comme elle avait dû le faire si souvent, j’écrivis quelques phrases d’un trait comme la suite possible de cette vie…

                                                                      ***

Aujourd’hui, j’ai fait venir un mécanicien pour essayer de faire tourner le moteur du vieil autobus… Celui-ci semblait impuissant en constatant l’état du véhicule, mais à notre grande surprise, après avoir changé la batterie et ajouté de l’huile, le vieux rafiot s’est mis à toussoter avant d’émettre un bruit régulier… Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis aussitôt senti comme un gamin à qui on venait d’offrir sa première bicyclette… Le monde semblait désormais s’ouvrir à moi alors que quelques jours plus tôt, tout s’était écroulé… Le mécanicien m’a aidé à sortir le vieux bus de son enlisement puis j’ai fait avancer un peu la bête sous les aboiements soutenus de Gary qui semblait aussi enthousiaste que moi…

Je crois qu’il sentait que nous avions désormais une mission…

                                                                      ***

Il y a une semaine, je me suis tué…

L’être que j’étais n’existe plus…

Il y a longtemps, j’ai perdu une femme que j’aimais…

Je me suis alors inventé une porte de sortie en m’enfuyant dans un désert…

J’ai fini par tout perdre au jeu, même mon restaurant…

Aujourd’hui cependant, même si je ne sais pas ce qui m’attend ni où je serai dans quelques phrases, il y a un chien à mes côtés qui me regarde, et chaque fois que nos regards se croisent, je revois celui indulgent de la vieille Magie… Cette femme est devenue mon ange gardien et je me dis que le moins que je puisse faire pour elle, c’est d’oser essayer…

J’ai actionné le klaxon du bus pendant un long moment en guise de dernier hommage, puis nous sommes partis vers l’inconnu… Gary lève souvent les yeux vers moi alors que nous roulons… Je ne sais toujours pas de quoi sera fait notre amitié, mais au fur et à mesure que nous avançons, j’ai le sentiment que Magie est avec nous et que nous venons de lui offrir les ailes dont elle avait tant besoin pour s’envoler…

19 réflexions au sujet de « La vieille Magie »

  1. Sublime!!! J’ai pas arrivé à décoller jusqu’à ce que j’aie terminé de le dévorer. Donne-nous, stp, une autre pièce pour nous délecter et savourer.

  2. Il s`est ecoule un temps certain entre le moment ou j`ai fini de lire ton sublime texte et le moment ou je te laisse ce commentaire tant les larmes avaient envahies mon visage…l`histoire est belle et touchante. Mon interrogation ? Est-ce une histoire vraie ? Mon envie ? Te dire 1000 mercis pour le bonheur quotidien que tu m`apporte…

    • Toutes les histoires sont vraies tant qu’on les imagines… La vieille Magie existe certainement, même si je ne l’ai jamais rencontré :)

  3. Très jeune, j’ai eu un cours de psychologie où j’ai appris que appris que face à un stress intense, l’être humain a le choix entre 3 réactions différentes: combattre, subir ou fuir. Ici clairement nous sommes dans la fuite, la fuite en avant. Celle qui détruit et celle qui apporte la rédemption. Texte extraordinairement Intense, j’ai été profondément touchée. Merci de mettre des mots sur la douleur, de mettre des mots sur la beauté de la Vie.

  4. Un texte magnifique! On peut fuir sa douleur, ses problèmes jusqu’au bout du monde un jour ou l’autre quelque chose ou quelqu’un nous met face à ce que nous avons fuit pour nous aider à nous relever et mieux nous reconstruire pour finalement avancer vers quelque chose de différent et peut-être plus beau, simplement il faut oser. Merci Ben de m’émouvoir par tes mots et tes textes si intenses.

  5. ‎ »…pour oublier la petitesse de leur existence solitaire… Son histoire ressemblait malheureusement à celle de bien des gens qui n’avaient jamais su trouver les accords qui reliaient la mélodie de leurs rêves à la musique de leur réalité… » Je suis sans mot. xoxo

  6. « La recherche de l’identité est un voyage initiatique. Celui qui poursuit cette quête doit se perdre pour se retrouver, mourir pour renaître, descendre aux enfers pour revenir à la lumière » je trouve que cette citation de Francesco Alberoni colle parfaitement à ton texte!
    Merci pour ce voyage :) il aide à percevoir notre propre vérité et notre intime recherche de liberté. tu es résolument mon auteur poéticophilosophe préféré, hihi

  7. magnifique, j’ai tout lu d’une traite et pourtant , en ce moment, j’ai pas la tête à çà, merci pour cette évasion de quelques minutes

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