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LE TRAIT D'UNION (cliquez pour le lien au site)Au-delà de la musique, il y a les motsLa valse des disparus de Benoît Clément par Mélanie Adam
Voir tous les articles de Mélanie Adam Article mis en ligne le 25 novembre 2008 à 14:19 Sur scène, Benoît Clément manie très bien les baguettes entouré des grands noms de la musique. Parallèlement, il dévoile sa propre poésie, un crayon en main, à travers les pages de ses romans. Dans son huitième, La valse aux disparus, il prend la toile virtuelle en otage. Auteur de huit romans, Benoît Clément a fondé cette année sa propre maison d’édition. Avec les éditions Calliope, il a déjà publié deux romans, dont Le vieux chêne (juin 2008) et La valse aux disparus, en octobre. «Ca me permet d'avoir un contact plus direct avec le public», explique l'auteur.
Ce lien avec le public, il le partage déjà lors des soirs de spectacles, derrière sa batterie, avec Jonas, France D'Amour, Lara Fabian, Roch Voisine, Charles Dubé, Martin Giroux, et surtout Garou avec qui il effectue une tournée présentement. Toutefois, à travers la création littéraire, il a découvert la puissance des mots, ceux qui lui permettent d'exprimer des émotions que seule la musique lui faisait vivre. «Je retrouve dans le rythme de l'écriture la même force de langage que dans la musique. Toutefois, il y a une différence entre jouer pour les autres et écrire pour moi», confie M. Clément. Son premier texte, il l'a pondu à la suite d’une peine d’amour. Celui qui a habité Terrebonne durant son enfance n’a jamais quitté sa plume depuis dix ans. «Mon père travaille dans le domaine littéraire. Grâce à lui, je suis devenue un grand lecteur. C’est à lui que j’ai montré mes premières écritures et il est maintenant mon réviseur», révèle Benoît Clément. La valse aux disparus met en scène deux Internautes qui entretiennent une relation virtuelle intense. L'auteur offre des moments de vie, en trois parties, entre deux êtres, Marie-Perle, femme éprise et naïve et Loïc, le Plutoniumonaute. De cette correspondance naît un lien affectif-amoureux entre deux grandes âmes. Pour ces deux êtres, la toile tissera ses pièges de manière inattendue. «C'est le roman le plus proche de moi. J'ai eu l'idée en voiture : je me suis demandé ce qu'il adviendrait de mes amis virtuels si je mourrais. Est-ce qu'il y aurait quelqu'un pour les avertir?», explique Benoît Clément.
Tout un personnage Très actuelle, l'histoire présente deux personnages colorés, un brin fantaisistes, présentée à la manière du film Amélie Poulain. «Je me sens toujours en symbiose avec mes personnages. Dans mes romans, il y a toujours de vieux sages un peu fous. J'aime les messages d'humanité qu'ils laissent, leur grandeur d'âme», confie celui ont le père en est devenu une idole.
Inspiré par des écrivains comme Baricco (Soie), Irving ou De Luca, des films comme La vie est belle, Benoît Clément aime les histoires à caractère intimiste, où les personnages soulèvent des réflexions. De sa plume gracieuse, il exploite souvent le thème de l'amour, celui qui se rapproche de la passion, comme peut le faire Hubert Reeves lorsqu'il discute d'écologie. «Je suis davantage un contemplateur qu'un amoureux», informe celui qui avoue s'inspirer de son entourage pour créer ses propres personnages, comme celui de Marie-Perle. «Il y a des femmes qui laissent des traces», ajoute-t-il. Il croit également que l'Internet permet de découvrir et de partager des aspects de nous-mêmes. Le roman La valse des disparus est disponible via Internet au www.editionscalliope.ca, présenté également en version audio. De plus, Benoît Clément promet de révéler une autre parcelle de sa fantaisie dans un prochain roman, en 2009.
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